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 Nouvelles épreuves anticipées de Français: oral


1. Comment rédiger un descriptif ?
2. Comment poser les questions à l’examen ? Typologie de questions
3. Quelle attitude de l’examinateur à l’examen ? neuf règles d’or

 A. Comment rédiger un descriptif ?

Qu'est-ce qu'un bon descriptif ?
C'est un descriptif qui permet à l'examinateur de prendre rapidement connaissance du travail de l'élève. Toutes les indications servent à éviter les malentendus et à bien comprendre pourquoi et comment vous avez étudié tel ou tel texte. Le descriptif est un élément de communication entre vous, vos élèves et l'examinateur.

Voici une proposition qui a une valeur indicative :

Séquence n° , Titre de la séquence 
Objet(s) d’étude :
Perspective(s) d’étude :
Problématique :
Corpus (GT ou OI)
Mode de lecture
Groupement de textes
Titre, auteur, édition ou nom du manuel, page
Lecture analytique
Indication des passages précis
Oeuvre intégrale
Titre, auteur, édition

Indication des approches d'ensemble

Lecture analytique

Indication des passages précis
Textes complémentaires et autres documents
Titre, auteur, édition ou nom du manuel, page
Lecture cursive
Activités complémentaires : (TPE, travaux personnels d’élèves, mise en scène…)

N.B. : Le descriptif mentionne précisément les références des manuels utilisés et des œuvres complètes. Pour les textes ne figurant pas dans le manuel de la classe, le professeur joindra une copie des textes à son descriptif pour transmission à l'examinateur.


 B. Comment poser la question initiale pour la première partie de l'épreuve ? Typologie de questions

La question est posée sur un texte lu en lecture analytique
pendant l’année: est considéré comme texte lu en lecture analytique tout texte issu d’un groupement de textes, d’une œuvre intégrale, même un passage qui n’aura pas fait l’objet d’une étude précise en cours.
Si vous croisez l’objet d’étude et la perspective avec la problématique, vous poserez une question qui permettra à l’élève de relire le texte en fonction de la perspective que vous lui indiquerez et en fonction de ce qu’il saura faire.

Quelques exemples issus des travaux avec les professeurs :
    - Corpus : groupement de textes (Ronsard " Aimez-moi donc Marie ", Pascal " Pensées ", Fénelon " Lettre à Louis XIV ", Danton " Discours "),
    - Objet d'étude : Convaincre, persuader, délibérer, perspective d’étude : l’argumentation et ses effets sur le destinataire,     - Problématique : comment et pourquoi construire l’interlocuteur pour argumenter ?

Questions proposées sur le texte de Ronsard : Par quels procédés rhétoriques et poétiques le poète cherche-t-il à persuader la destinataire ? / En quoi ce texte est-il argumentatif ?/ Quels procédés Ronsard utilise-t-il pour persuader ?/ Dans quelle mesure ce texte poétique est-il aussi argumentatif ?/ Peut-on persuader d’aimer ?

Question proposée sur le texte de Pascal : Qu’apporte la brièveté du texte à la stratégie argumentative ?

Question proposée sur le texte de Fénelon : En quoi l’identité du destinataire détermine-t-elle la stratégie argumentative ?

Question proposée sur le texte de Danton : A quoi reconnaît-on que ce discours a été véritablement prononcé en public ? Quels éléments du texte sont déterminés par les circonstances historiques de la rédaction du discours ?

 C. Quelle attitude de l’examinateur à l’examen ?

Les neuf règles d’or de l’examinateur
1. Tous les candidats doivent être placés dans des conditions équivalentes c’est-à-dire que chaque candidat a droit à 20 minutes de passage en deux parties de dix minutes chacune.
2. L’examinateur accueille avec bienveillance les candidats, il donne par écrit l au candidat une question formulée avec clarté et évitant toute utilisation abusive de termes techniques.
3. L’examinateur s’engage à poser des questions qui sont en rapport avec le descriptif.
4. L’examinateur acceptera tout type de lecture (lecture suivie, lecture par " centres d’intérêt ", lecture par outils d’analyse…) sur le texte pour la première partie de l’épreuve.
5.L’examinateur lors de la seconde partie de l’épreuve gardera à l’esprit qu’il s’agit d’un entretien, c’est-à-dire d’un dialogue avec un élève non-spécialiste. Il gardera également à l’esprit la série du candidat (L,ES,S,STT ou STI).
6. Aucun jugement de valeur ne sera manifesté au candidat sur : sa prestation, son descriptif, la qualité de l’enseignement qu’il a reçu.
7. L’examinateur adaptera son évaluation au cas de figure qu’il aura choisi :
  • soit l’élève a été interrogé exactement sur un texte lu en cours
  • soit l’élève a été interrogé sur un passage non-étudié en cours.
8. L’acte d’examiner est un acte grave qui nécessite une déontologie.

9. L’examinateur visera à cerner ce que connaît et sait faire le candidat en évitant de le mettre en difficulté par des questions trop factuelles, trop subtiles ou ambiguës.

 

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